PAROLES DE RAIDEUSES

Chaque mois, nous donnons la parole à une ou des raideuses, la vision d’une féminine dans le monde des raids multisports.

Ce mois ci, nous retrouvons, Claire LAGACHE GROSSOEUVRE, la raideuse du Team DSN 74 a répondu aux questions de son co-équipier et néanmoins mari, Wilfrid

Pourquoi participer à la Patagonia Expedition Race ?

Ce fut d’abord une opportunité car une équipe recherchait une féminine. Je connaissais déjà un peu le terrain pour y être passée lors de notre tour du monde il y a 6 ans. Nous avions d’ailleurs évoqué de revenir pour participer à cette épreuve mais sans prendre réellement RDV !

La réputation de cette course, son caractère sauvage, au bout du monde et son long format (10j) m’ont séduite.

Est ce une épreuve à la hauteur de sa réputation ?

La PER a une réputation d’épreuve très dure, très sauvage et engagée. D’ailleurs elle porte le nom expédition plutôt que raid. Le climat fait déjà beaucoup : il est rude et ajoute une certaine difficulté (c’est d’ailleurs cela qui nous a fait arrêter…). L’engagement est total, et les équipes sont seules responsables de leur progression. Ca fait peut être sourire mais quand il faut décider d’abandonner à cause de la météo et du risque encouru, c’est toujours une décision difficile, mais en aucun cas l’organisation ne prendra cette décision pour nous. J’aime ce concept.
image

Côté sauvage, ne pas croiser un chemin sur plusieurs jours de trek, je n’avais jamais vécu cela. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus marqué, et qui nécessite de savoir tirer un azimut !!

Comment s’est constituée ton équipe ?

Comme je le disais précédemment, une équipe cherchait une féminine. Je les ai donc rejoint, mais quelques mois avant de partir, il y a eu une défection pour raison de santé. C’est tout naturellement que nous t’avons proposé, toi Wil, de nous rejoindre… Même s’il a fallu changer les plans logistiques pour garder nos enfants !

http://www.raidsmultisports.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=36&Itemid=40

Fanny GERBE
La jeune raideuse du team Arverne Outdoor, qui a fait son 1er raid long sur le Raid in France 2015, est interviewée par son capitaine Stéphane Dumortier

D’où viens tu ? que fais tu ?
Originaire de Normandie où j’ai fait mes études de médecine, je suis arrivée à Clermont Ferrand il y a deux ans pour l’internat. Je suis actuellement interne de Médecine Générale.

Du raid pourquoi ?
C’est le meilleur sport pour se dépasser, donner le meilleur de soi est encore plus motivant quand c’est pour les autres. L’équipe est vraiment ce qui fait la différence avec les autres sports d’endurance. L’orientation donne un goût d’aventure à chaque compétition.

La place du raid dans ton quotidien ?
Très présente. Ça demande pas mal d’organisation pour concilier le travail, les entraînements. Mais les raids me font rêver et sont un objectif très motivant.

Courir entre filles ou en mixte et pourquoi ?
Courir entre filles car quand on a des coéquipières avec qui on s’entend vraiment bien, il peut y avoir une complicité importante. On s’entraide pour orienter donc on choisit la gestion du raid.
Courir en mixte car c’est le format des courses internationales. Le niveau physique est plus élevé qu’entre filles. Et parce que j’ai la chance d’avoir de super coéquipiers ! ………….

Sandrine BERANGER
J’ai été ravi de partager cette aventure avec toi et l’équipe, peux-tu nous en dire un peu plus sur ce qui t’as amené à faire des Raids Multisports ?
J’ai découvert le raid multisports il y a 10 ans, en faisant la connaissance de Den’s (sur un terrain de squash) et j’ai très vite adoré!

On se connaît depuis plusieurs années mais c’était notre premier raid ensemble comment abordes tu une telle aventure avec de nouveaux coéquipiers ?
Je n’étais pas du tout inquiète, d’une part parce qu’on avait toujours eu un bon feeling sur les différents raids où on s’était croisé, et d’autre part parce que je partais avec Seb que je connais très bien et avec qui j’ai fait pas mal de courses… Il m’avait dit que tu n’avais peut-être pas très bon caractère (sic!) mais j’ai rien vu du tout et je t’ai trouvé au contraire très zen!!!

Qu’est ce qui te pousse à t’entraîner ?
Tout simplement j’aime gambader à pied ou à VTT… c’est un plaisir pour moi… Après, le vrai entraînement genre fractionné / séance qualitative, ou sortie par grande pluie/froid j’ai plus de mal à en faire, et c’est là où c’est bien d’avoir un objectif de course pour se motiver … J’ai besoin de rêver à des courses ou des événements, dans la vie en général…

Seb m’avait prévenu de ta forme du moment et j’ai été très surpris par ta compétitivité, qu’est-ce qui te permet de revenir au top niveau après tes heureux événements ?
J’ai la grande chance d’avoir de très bonnes qualités physiques qui font que j’ai repris assez vite l’entraînement après mes 2 accouchements, et que le niveau est vite revenu… Le plus dur pour moi c’est de lâcher mes filles, je me suis découverte maman poule! Après une fois que je suis en course, je suis à 100% dedans, surtout une course comme le RIF

Tu as déjà remporté de nombreuses courses, cette victoire au RIF 2015 avait-elle une saveur particulière ?
C’était une belle leçon de raid façon aventure, puisqu’on a frôlé l’abandon avec la blessure de Colo… La victoire parait donc un peu dingue, et surtout d’une grande moralité : elle récompense notre belle entente d’équipe et notre capacité à garder le moral et le cap jusqu’au bout. On doit aussi beaucoup à Seb si solide dans l’orientation mais aussi dans sa capacité à booster l’équipe et à la gérer au mieux en fonction des atouts de chacun selon les moments. Je me suis particulièrement régalée sur ce raid, parce que c’est vrai que dès le départ je me suis sentie super bien physiquement (voire un peu frustrée par moment !), ce qui est très confortable pour le moral et pour le physique. Bon j’avoue quand même qu’il y a 1 moment que je n’ai pas du tout apprécié : c’est lorsque je me suis retrouvée de nuit coincée sous le kayak (par ta faute d’ailleurs !!!) dans ce fameux rapide… Je me souviendrai toujours de ton regard lorsque j’ai enfin refait surface… J’étais étonnée de te voir là et soulagée, je me suis dit que tu allais m’aider (me sauver)…………..

Stéphanie BLOCKX
Nous l’avons croisée cette année sur le challenge et des étapes du circuits ARWS et ARES : rencontre avec Stéphanie Blockx.

Petite présentation de Julien Rannou son coéquipier du TEAM TRAID.FR avec qui elle a participé au Raid Aran en juillet. Stef : c’est le genre de nana que tu appelles 3 semaines avant l’épreuve quand tu as perdu ta féminine sur blessure et qui te répond dans la journée : “banco mais est ce que vous seriez d’accord les gars pour qu’on soit 4 à tenir la carte  c’est pas que je ne fais pas confiance mais j’aime bien choisir par où on passe”. ok le ton est donné. Cette fille :  belge de son état où plutôt liégeoise est avant tout une sacrée raideuse : très complète, elle roule fort, adore les passages techniques et engagés, tient la carte comme jamais et te trouve des sentiers bien cachés que le traceur avait choisi. Avec ses dreads qui dépassent du casque et son air tranquille, elle a réalisé une saison très complète, sans se prendre la tête et en vivant les aventures à fond….

Tu arrives de Belgique: quelle est la place du raid multisports dans ce pays ?

Le raid multisports existe depuis longtemps en Belgique, surtout dans la région liégeoise. On a eu des pionniers qui ont participé au Raid Gauloise depuis le début. Depuis plusieurs décennies, des gens un peu fous issus du kayak, de la course d’orientation, du vtt, du monde de la montagne ou des prémices des courses longues distances et du trail se sont regroupés pour organiser des événements hors sentier battus où la troisième mi-temps était aussi importante que le reste.
Mais peu de clubs ou d’associations spécifiques se sont créés. Les raids sont souvent organisés par des groupes informels de potes et c’est difficile de durer dans le temps. Actuellement, il reste peu de raid multi sur carte, au contraire des parcours kayak/vtt/trail balisés qui se multiplient. Mais quand ils sont organisés, ils valent vraiment le déplacement (Baba Raid, Raid di Toré, Raid In Célestie, Challenge des saisons …).

Tu as eu une année chargée  en terme de course : challenge national, RIF, Finale européenne en Irlande; Raid Aran en Espagne: comment organises tu ta pratique du multisports avec ton activité professionnelle?

Je suis médecin généraliste mais j’ai choisi de travailler en Maison Médicale. En plus de plein d’autres avantages (travail multidisciplinaire, accessibilité pour tous, autogestion…), j’ai choisi le statut de travailleur salarié. Ça me permet de relativement “contrôler” le temps que je passe au travail ou en garde. Et quand ma journée est finie, je cherche à voir mes potes…et, par hasard, il se fait que les rdv tournent très très souvent autour d’une petite sortie sportivo-bibitive. Le plus souvent, je cours en semaine et on roule le we, mais le contraire arrive aussi. Pas grand chose n’est programmé, je fonctionne à l’envie et au plaisir. Chaque semaine il y a de plein de possibilités de sortie “off” ou plus organisées et je suis très opportuniste pour le coup. En plus, je n’aime pas choisir, donc parfois j’enchaine plusieurs rdv. Bon, ça manque un peu de kayak quand même………..

Pauline Carré

Pauline Carré, elle vient de gagner pour la seconde année consécutive le titre à la Finale Nationale des Raids en mixte et au scratch en 2015. Elle est interviewée par Olivier Faure, PDG de l’Echapee bière et ancien journaliste à l’Express

« Passer la ligne d’arrivée après avoir lutté pendant des heures est une joie indescriptible »

Alors, qu’est-ce que ça fait d’être championne de France de Raid ?

Ce n’est que du positif ! Les amis, la famille, tout le monde m’a appelée pour me féliciter. Ce n’est pas pour recevoir des lauriers que je fais de la compétition, mais on ne peut pas le nier, ça fait toujours plaisir ! De plus, ça donne envie à beaucoup de s’intéresser davantage au raid, voire de se mettre à pratiquer. Car le raid reste un tout petit milieu, encore très méconnu. D’ailleurs, dans deux mois, tout le monde aura oublié notre titre !

Comment expliques-tu ce désamour ?

Je ne pense pas qu’il faille parler de désamour. Plutôt d’un manque de reconnaissance. C’est un sport récent ; la preuve, le championnat national que nous venons de remporter n’existe que depuis 5 ans. Mais il existe un projet de fusion avec la fédération française de triathlon, qui peut-être permettra de gagner en notoriété.

Comment en arrive-t-on à pratiquer le raid ?

Tout a commencé en 2009. A l’époque, je faisais du volley. Un jour, quelqu’un est venu me trouver, en quête d’une fille pour une épreuve multiple. Je ne le savais pas encore mais il s’agissait du raid EDHEC. A cette période, je courrais une fois par semaine, et je ne savais même pas à quoi ressemblait un VTT. Autant vous dire que cette première course fut un enfer… J’ai fini hors classement, les pieds en sang ………..Vincent…….

.Sophie BERRIER

Sophie BERRIER, jeune raideuse de 17 ans, elle passe en classe de terminale au lycée Arbez Carme de Bellignat dans l’Ain. Elle est double championne de France UNSS de raid multisports lycée et fait partie du groupe France Jeune de la FRMN. Elle est interviewée par son professeur, qui n’est autre que Vincent Faillard.

Peux-tu nous expliquer comment tu es venue au raid multisports (ton parcours sportif) et ce qui te plait dans ce sport ?

J’ai tout d’abord commencé par faire l’Association Sportive du collège de Pont d’Ain dans l’Ain en 6ème. Au début j’y étais juste pour occuper mon mercredi après-midi et pour me dépenser (je débordais et je déborde toujours d’énergie…). J’ai ensuite continué les 3 années suivantes.

Cette AS était juste une AS pour moi jusqu’à ce que lorsque je suis passée en 3ème un super professeur d’EPS est arrivée : Cathy Ardito (qui a une grande expérience en raid avec des course un peu partout sur terre).

Au moment où elle est arrivée, tout a changé. Elle a cru en nous et nous a fait découvrir plein de nouveaux sports et surtout le raid en lui-même. Elle nous a donc emmené aux académiques de raid puis au France de raid. Je dois vraiment dire que c’est grâce à Cathy que j’ai commencé à apprécier le raid!

Cathy nous a appris la technique, la puissance… Mais surtout l’esprit d’équipe et la solidarité ! Ce que je préfère dans le raid multisports c’est l’aventure à plusieurs (tous soudés comme les doigts d’une main) mais aussi l’enchaînement des différents sports. J’adore la variété des sports!

Maintenant je suis en section sportive Activités de Pleine Nature au Lycée Arbez Carme tenue par Vincent…………….

Lire la suite :

http://www.raidsmultisports.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=36&Itemid=40

Anuncios

Responder

Introduce tus datos o haz clic en un icono para iniciar sesión:

Logo de WordPress.com

Estás comentando usando tu cuenta de WordPress.com. Cerrar sesión /  Cambiar )

Google photo

Estás comentando usando tu cuenta de Google. Cerrar sesión /  Cambiar )

Imagen de Twitter

Estás comentando usando tu cuenta de Twitter. Cerrar sesión /  Cambiar )

Foto de Facebook

Estás comentando usando tu cuenta de Facebook. Cerrar sesión /  Cambiar )

Conectando a %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.